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L’assistance au conseil syndical (mise en place)

 

 

 

On peut parler d’assistance au conseil syndical lorsque le syndicat des copropriétaires met à la disposition de son conseil syndical les services permanents d’un organisme extérieur.

Le statut ne comporte aucune disposition à cet égard. Il n’évoque que des conseils ou avis occasionnels. Nombreux sont les conseils syndicaux qui fonctionnent parfaitement bien sans assistance permanente. Mais il faut admettre que dans certains cas l’intervention d’un assistant extérieur peut faciliter la tâche du syndic aussi bien les actions du conseil syndical.

La mise en place d’un dispositif d’assistance peut être effectuée à titre expérimental pour un ou deux exercices.

C’est donc en toute liberté que les copropriétaires, réunis en assemblée générale, peuvent apprécier l’opportunité voire la nécessité de cette assistance, faire le choix d’un organisme d’assistance, mettre en place le financement et effectuer les actes juridiques  nécessaires à  la mise en place du mécanisme.

 

 

Le conseil syndical doit toujours veiller à l’insertion dans le budget prévisionnel d’une ligne concernant ses propres frais de fonctionnement, dont le financement est prévu par la loi. Il ne faut pas les confondre avec les frais générés par un mécanisme d’assistance permanente issu d’une décision de l’assemblée générale. Du point de vue comptable, ces deux catégories de frais sont soumises à un régime identique.

 

C’est généralement le conseil syndical qui exprime le désir de bénéficier d’une assistance permanente et présente à l’assemblée la proposition d’un organisme. Un copropriétaire peut aussi bien demander l’inscription de cette question à l’ordre du jour d’une assemblée générale.

Il peut s’agir d’une association dédiée, ou d’une personne physique ou morale exerçant l’activité d’assistance à titre professionnel.

Les associations dédiées sont fréquemment des associations de consommateurs. Elles exercent donc tout naturellement aussi des activités militantes. Il peut s’agir aussi d’associations de propriétaires, - souvent très anciennes -, qui ont élargi leur activité au secteur de la copropriété. Leur activité militante est en principe plus sereine. Le recours à une association exige l’adhésion du syndicat des copropriétaires et le paiement d’une cotisation.

Les professionnels sont souvent des experts-comptables. Il faut alors avoir recours à ceux d’entre eux qui ont une connaissance suffisante du statut et de la pratique de la copropriété. Il existe également des conseillers exerçant en nom propre ou ayant constitué une société commerciale pour l’exercice de l’activité de conseil en gestion de copropriété. Le recours à un professionnel exige la souscription par le syndic, au nom du syndicat des copropriétaires, d’une convention de fourniture de prestations.

 

L’assemblée générale doit successivement

Adopter le principe de l’assistance pour une durée déterminée ; il peut s’agir de la durée restant à courir  du présent exercice et la totalité de l’exercice suivant. Il  est nécessaire que l’assistant ait pu participer au contrôle des comptes d’un exercice pour que son efficacité puisse être appréciée.

Faire le choix de l’organisme

Ouvrir en conséquence le crédit nécessaire et donner mission au syndic d’adhérer ou contracter au nom du syndicat.

 

Il peut être opportun, par la même occasion, de compléter ou modifier le « contrat du syndic ». Il faut valider ces modifications par la même occasion, sous la réserve qu’elles aient été acceptées par le syndic.

Il faut prévoir notamment que le président du conseil syndical sera substitué au syndic pour participer aux assemblées générales de l’association choisie.

Ces décisions sont prises à la majorité de l’article 24. La délégation que nous venons d’évoquer n’est pas conférée par l’assemblée mais par le syndic qui aurait normalement vocation à représenter le syndicat à ces assemblées.

 

Pour le choix de l’organisme d’assistance, l’assemblée n’est pas obligée de retenir la proposition du conseil syndical. Il est vrai que sur ce point la concertation est souhaitable. Mais on sait que dans un certain nombre de syndicats il y a deux camps rivaux de conseillers syndicaux potentiels, les uns pour l’association X, les autres pour l’association Y. Or il est souhaitable d’assurer la pérennité et la cohérence de  l’assistance au conseil syndical, qui doit être au final considérée comme une assistance au syndicat lui-même. Si vraiment il y a conflit, c’est le choix de l’assemblée qui s’impose.

 

Les syndics professionnels ne doivent pas paralyser la mise en place d’un organisme d’assistance au conseil syndical. Il est vrai que certains assistants se présentent encore comme des justiciers et non comme des contrôleurs de gestion. Il y a lieu pour les uns et les autres des respecter un Code de déontologie qui n’a pas encore été écrit. Cela ne saurait tarder.

 

Le syndic n’est pas tenu de communiquer des documents à l’assistant. Il ne doit pas y avoir de rapports directs entre le syndic et un assistant, hors la présence d’un membre habilité du conseil syndical. C’est le conseil syndical qui doit communiquer à l’assistant les documents.

Il est bien entendu souhaitable que le syndic soit tenu informé des observations voire critiques de l’assistant. Il lui est loisible de répondre à ces observations et on doit rappeler à cet égard que certains organismes d’assistance présentent parfois des avis juridiques très contestables assortis de solutions pratiques séduisantes mais … illégales.

 

 

Régularisation d’une assistance déjà en place

 

Il est fréquent de se trouver confronté à un mécanisme d’assistance irrégulièrement mis en place. C’est le conseil syndical qui a « adhéré » à une association.

Il convient de maintenir le mécanisme en place. Il suffit de le consolider par l’adhésion du syndicat des copropriétaires aux lieu et place de conseil syndical. Cette opération peut en principe être effectuée dès la constatation de l’irrégularité de la situation. L’association ne peut pas refuser la régularisation d’une situation dont elle ne peut ignorer l’illégalité.

La décision de l’assemblée doit comporter mention du souci de régulariser une situation irrégulière par adhésion du syndicat.

La régularisation peut être effectuée dans les mêmes conditions pour un contrat souscrit avec un prestataire de services.

Par la suite, les relations avec l’organisme se poursuivent comme dans le cas d’une adhésion nouvelle.

 

 

 

 

 

 

 

 

Mise à jour

23/11/2011