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2 / 2.1.4.3.3 La formation professionnelle à l’activité de syndic Le titre de cette étude est
trompeur ! Nous présentons en premier lieu un
tableau des formations aux métiers de l’immobilier tel qu’il apparaît dans la
documentation fournie par le Centre d’information et de documentation pour le
jeunesse (CIDJ). La brochure du CIDJ demeure un document précieux pour les
jeunes qui souhaitent se diriger cers les professions immobilières. On y
trouve en particulier un carnet d’adresses très complet. Elle peut être
téléchargée à partir du site du CIDJ : La plupart des formations
présentées sont globales. On le comprend aisément puisque, s’agissant des
activités relevant du régime réglementaire de la loi Hoguet, les dispositions
de ce régime s’appliquent indistinctement aux activités de gestion (locative
ou copropriété) et d’entremise. On doit considérer que le niveau
des connaissances requises pour exercer la profession d’administrateur de
biens immobiliers et syndic de copropriétés est comparable à celui exigé pour
l’exercice de la profession d’avocat, mutatis mutandis. Ces activités exigent de solides
connaissances juridiques, et la capacité d’en suivre l’évolution qui est
constante depuis un demi-siècle. L’administrateur de biens doit en outre
avoir des connaissances aussi solides dans les domaines les plus
divers : technique, comptable, informatique. Il faut y ajouter des
qualités humaines pour la gestion de situations souvent conflictuelles et la
tenue des assemblées générales, si l’on s’en tient à la gestion des
copropriétés. En l’état, la formation de base la
plus adaptée demeure celle offerte par l’Institut d’études économiques et juridiques
appliquées à la construction et à l’habitation (ICH), retenue comme modèle
dès 1972. D’autres institutions de formation
ont adopté le mécanisme des modules qui permet de faire le choix, parmi des
cours destinés à toutes les professions immobilières, des matières propres à
la formation de syndics de qualité. On ne saurait omettre les formations
« maison », qui ont été créées depuis quelques années par des
cabinets ou groupes importants. On leur a reproché d’emblée de former des
collaborateurs « maison » qui se trouvaient fort dépourvus quand il
quittaient l’employeur formateur pour se présenter chez l’un de ses
concurrents. C’est sans doute ce qui a conduit
plusieurs administrateurs de biens importants (Foncia, Citya, Immo de France,
Sagefrance, Sergic, Loiselet et Daigremont, avec le goupe ESC de Pau) a créer
l’Institut international de l’Immobilier et deux formations spécifiques : Un Bachelor « métiers de l’immobilier »
à partir de Bac + 4 Un Master « administration de
biens » à partir de Bac + 4/5 Ces formations ont pour objet de
compléter la formation de personnes disposant d’un diplôme de haut niveau, -
HEC par exemple -, par une spécialisation dont le décret du 20 juillet 1972 n’a
pas explicité l’absolue nécessité. I. les métiers Assistant
administratif en immobilier Les
missions de l’assistant administratif en immobilier sont très diverses et
fonction de la structure qui l’emploie (syndic de copropriété ou cabinet
d’administration de biens) : gestion et suivi des contrats de location,
comptabilité. Formation
: CQP assistant administratif et commercial. Syndic
de copropriété Un
syndic gère un immeuble ou un groupe d’immeubles dont il est responsable
devant les résidents (animation de réunions de copropriété). Il s’occupe
également de l’administration des affaires courantes et de la préservation du
patrimoine collectif. Il
réalise, pour le compte des copropriétaires, des prestations de service dans
le respect du contrat établi et des règles législatives en vigueur. Le
syndic peut travailler pour son propre compte ou pour un cabinet. Lorsqu’il
est salarié, sa rémunération varie en fonction de l’importance du cabinet qui
l’emploie. S’il est
à son compte, elle est fixée et débattue lors de l’assemblée générale qui le
désigne. Formation
: BTS professions immobilières ; formation universitaire en droit ou gestion
+ expérience professionnelle ; master professionnel immobilier ; diplôme de
l’ESPI ou de l’ICH. Administrateur
de biens immobiliers L’administrateur
de biens gère des biens immobiliers locatifs (habitation, locaux
commerciaux…) pour le compte de particuliers, de compagnies d’assurances, de
sociétés foncières… Ses activités sont techniques (prévision des travaux,
maintenance), juridiques et commerciales (recherche de prestataires,
sélection des locataires, établissement des baux), financières (perception
des loyers, comptabilité) et administratives (suivi de l’occupation). L’administrateur
de biens touche des honoraires négociables calculés en pourcentage sur les
sommes encaissées. Autres
appellations : gestionnaire locatif, chargé de gestion immobilière,
responsable du service gérance, responsable de la gestion locative, principal
de copropriété, directeur immobilier ou responsable de gestion de patrimoine
immobilier. Formation
: BTS professions immobilières ; DEUST spécialité administrateur de biens/droit
immobilier/professions immobilières ; licence professionnelle ; master
professionnel ; diplôme de l’ICH, de l’ESPI ou de l’INSIM (Institut national
supérieur de l’immobilier). II. formations initiales jusqu’à BAC + 5 La
tendance est à la professionnalisation du secteur. Si l’apprentissage « sur
le tas » est encore répandu, les recruteurs apprécient de plus en plus les
titulaires d’un diplôme spécialisé. Le niveau bac + 2 (BTS ou DUT) est donc
un minimum pour travailler dans le secteur, notamment dans les fonctions de
commercialisation et de gestion. Les formations immobilières dispensées dans
le cadre universitaire ne sont pas nombreuses, mais très pointues. A. Les BTS Créé à
la demande des professionnels du secteur, le BTS (brevet de technicien
supérieur) professions immobilières forme des techniciens chargés de négocier
et gérer les biens immobiliers. Il recrute essentiellement des bacs STG et
ES. Au programme: langue, économie générale et d’entreprise, droit général et
de l’immobilier, techniques de l’immobilier, techniques du bâtiment. Les
diplômés trouvent des débouchés dans la gestion du logement social, les
agences immobilières, les cabinets d’administration (gestion du parc
immobilier des entreprises) ou les syndicats de copropriété comme
gestionnaire locatif, agent immobilier, négociateur immobilier. Le BTS
NRC (négociation et relation client) forme aux techniques commerciales :
gestion des clientèles, relation client, management de l’équipe commerciale,
gestion de projets. Le BTS
MUC (management des unités commerciales) est centré sur la fonction
commerciale d’accueil, la distribution et la vente de services. Il se prépare
dans de nombreux établissements. B. Les DUT Le DUT
(diplôme universitaire de technologie) carrières juridiques, accessible après
un bac STG ou ES, peut déboucher dans le secteur de l’immobilier (agent
immobilier, gestionnaire locatif, gestionnaire de copropriété…), à condition
d’y avoir effectué des stages. Au programme : droit civil, public, commercial
et social, comptabilité-gestion, économie-fiscalité, langues vivantes. Le DUT
carrières sociales option gestion urbaine forme des techniciens supérieurs de
la ville et du développement urbain, capables de diagnostic ou d’expertise,
de conduite et de suivi de coordination des projets, d’évaluation des
dispositifs ou des projets mis en oeuvre. Au programme : droit social et
enseignements spécifiques à la gestion urbaine. Le DUT
génie civil option bâtiment forme des collaborateurs polyvalents participant
à la responsabilité de l’étude et de l’exécution des travaux en génie civil:
dans un bureau d’études, ils secondent les ingénieurs; dans les laboratoires
d’essai ou de recherche, ils sont chargés de l’organisation, de l’exécution
et du dépouillement des programmes d’expériences; sur le chantier, ils sont
en charge de l’exécution, du suivi, de la gestion des opérations, à des
degrés différents selon le type de chantier. C. Les DEUST Le DEUST
(diplôme d’études universitaires scientifiques et techniques), propre à
chaque université, est en perte de vitesse. Il n’existe plus que 3 DEUST dans
le domaine immobilier : DEUST professions immobilières à Limoges et Toulon,
DEUST administrateur de biens à Lyon 3, DEUST maintenance hôtelière,
hospitalière et immobilière à Angers. D. MASTÈRES SPÉCIALISÉS Le
mastère spécialisé n’est pas un diplôme, mais un label. Il est attribué à des
formations spécifiques post-diplôme organisées par certaines écoles
d’ingénieurs ou de commerce. Le
mastère se prépare en 1 an minimum après un niveau bac + 5 (diplôme d’ingénieur,
master de recherche, master professionnel). www.cge.asso.fr/cadre_accreditations.html
III. formations en ALTERNANCE Pour les
jeunes entre 16 et 25 ans, la plupart des diplômes peuvent se préparer en
alternance via un contrat d’apprentissage ou un contrat de
professionnalisation. Ces
contrats permettent de suivre une formation tout en travaillant, à condition
d’avoir signé un contrat de travail avec un employeur. Cf.
dossier Actuel-Cidj Alternance et apprentissage n° 1.42. A. Les DU Destinés
à répondre à des besoins locaux, les DU (diplômes d’université) sont des
diplômes propres aux universités et non reconnus au niveau national. Dans
l’immobilier, il en existe quelques-uns, de bac + 2 à bac + 5. B. Les licences professionnelles Permettant
de s’insérer rapidement dans la vie active, les licences professionnelles ont
été créées au sein des universités ou des lycées en partenariat avec les
entreprises locales. Destinées aux titulaires d’un bac + 2 (L2, DEUST, BTS,
DUT), elles proposent une spécialisation (gestion de patrimoine, clientèle
professionnelle, etc.) en 1 an. On
compte une quinzaine de licences pro, généralistes (métiers de l’immobilier à
Aix-Marseille 3, Évry ou Limoges…), centrées sur le droit ou la gestion
immobilière (Brest, Grenoble 2, Lille 2, Lyon 3…) ou sur un secteur
particulier comme le logement social (Clermont-Ferrand 1, Bourgogne…). C. Les masters professionnels Les
masters professionnels permettent de s’insérer rapidement dans la vie active
et d’évoluer vers des postes d’encadrement. Il existe plus d’une vingtaine
d’intitulés de masters spécifiques au domaine de l’immobilier. La
plupart sont à orientation juridique, parmi lesquels le master droit de
l’entreprise, spécialité droit de la construction et de l’aménagement urbain
à l’université Paris-Sud, et le master droit, administration, mention droit
interne et international des affaires spécialité activités notariales,
immobilières et de gestion du patrimoine à l’université de Bourgogne. IV. Les écoles de l’immobilier L’immobilier
s’apprend aussi dans les écoles de commerce ou dans des écoles spécifiquement
dédiées à ce secteur. Les écoles de commerce offrent d’excellentes formations
dans le domaine de la gestion-finance, du marketing… Cf. dossier Actuel-Cidj Les
métiers du commerce et de la gestion: écoles et université n° 2.332. Les
questions et les techniques propres à l’immobilier sont, quant à elles,
spécialement traitées au sein de quelques établissements, la plupart privés. Plusieurs
établissements privés proposent des cursus spécifiques, débouchant sur la
promotion, la transaction, la gestion et le conseil immobilier. A. ESPI (École supérieure des professions immobilières) Implantée
à Paris et à Nantes, l’ESPI propose une formation en 4 ans débouchant sur un
certificat d’études supérieures spécialisées. L’admission en 1re année se
fait après le bac (sur dossier et entretien) ou en 3e année
après une licence complète de droit ou de sciences économiques. Au programme:
droit, finance et fiscalité, gestion. L’ESPI
prépare aussi, en 1 an, à un master en immobilier, accessible avec un M1 en
droit ou en sciences économiques. Il débouche sur des postes de consultant en
immobilier d’entreprise, gestionnaire d’actifs ou expert immobilier. B. ICH (Institut d’études économiques et juridiques appliquées à la construction et à l’habitation) Rattaché
au CNAM (Conservatoire national des Arts et Métiers), l’ICH délivre un
diplôme très apprécié, de niveau bac + 4/+ 5, débouchant sur les métiers de
la construction et de l’immobilier. L’admission se fait après le bac (ou en
formation continue, après 3 ans d’expérience professionnelle). Le diplôme est
délivré après validation de 9 UV (400 par UV environ), sans
limitation dans le temps. L’ICH
délivre aussi un certificat d’études juridiques immobilières qui repose sur 4
UV. Il existe 16 instituts associés. www.ichplus.com
C. INSIM (Institut national supérieur de l’immobilier) Fondé
par la CCI de Toulouse, en partenariat avec des organismes professionnels,
l’INSIM propose une formation en 3 ans (dont 11 mois de stages), débouchant
sur un diplôme de niveau bac + 2 d’attaché commercial chargé d’affaires et de
gestion en immobilier. L’admission
se fait après entretien individuel et test de personnalité, après le bac (1re année),
après une licence en droit ou économie (2e année) ou après un bac + 5 (3e année).
Il est aussi possible d’intégrer la 2e ou la 3e année
après le BTS professions immobilières. D. EFAB (École française des administrateurs de biens) L’EFAB,
établissement privé, est répartie sur 3 centres de formation : Lille, Lyon et
Paris. Elle propose plusieurs formations initiales ou en alternance : BP, BTS
professions immobilières, CQP, sans oublier un récent diplôme d’économiste de
l’immobilier qui débouche sur des postes d’encadrement accessible après un
bac + 3 (droit, économie, architecture, génie civil…). La formation débouche
sur un diplôme à bac + 5. E. IMSI (Institut du management des services immobiliers) Créé par
les professionnels de l’immobilier, l’IMSI propose un diplôme professionnel
(gestion et transaction immobilières). L’admission se fait sur dossier et
entretien avec un M1 en gestion, économie, droit, comptabilité ou un diplôme
d’école de commerce. La formation, qui dure 9 mois, se compose d’un
enseignement théorique et d’un long stage au sein d’une entreprise
partenaire. V. Les écoles consulaires Certaines
CCI proposent aussi des formations en immobilier, dont le niveau, la durée,
le contenu et le prix varient. A. EPC (École pratique de commerce) L’EPC
est rattachée à la CCI de Marseille. Elle propose une formation en 1 an
débouchant sur les métiers de négociateur immobilier, de chargé d’affaires ou
de gestionnaire de copropriété. La formation de cette école est validée par
un diplôme de niveau bac + 2. La sélection, sur dossier et entretien, se fait
après un bac + 2 ou 3 ans d’expérience professionnelle. Elle prépare
également au BTS professions immobilières en contrat de professionnalisation.
www.groupe-ecolepratique.com
B. IFICOM (Institut de formation commerciale) Dépendant
de la CCI de Rennes, l’IFICOM délivre un CQP négociateur en immobilier en
alternance, en 14 mois. Accessible avec un bac + 2, l’admission se fait sur
dossier et entretien. www.fac-metiers.fr C. IFSA (Institut de formation supérieure en alternance) L’IFSA,
rattaché à la CCI de Limoges, propose un diplôme de négociateur gestionnaire
immobilier en alternance, accessible après un bac + 2. La formation
s’effectue en 17 mois. www.limoges.cci.fr
D. IFV (Institut des forces de vente) Rattaché
à la CCI de Strasbourg, l’IFV délivre un CQP de niveau bac intitulé «
négociateur immobilier ». La formation, en 1 an (dont 1200 h en entreprise),
est accessible sur dossier, test et entretien. www.pole-formation-cci.org VI. Formation continue Un droit
accessible à tous La
formation continue permet d’acquérir de nouvelles compétences, d’obtenir un
diplôme, de se perfectionner. Elle s’adresse à tous les adultes, jeunes et
moins jeunes, sortis du système scolaire et se concrétise dans le cadre de
différents dispositifs. Les organismes De très
nombreuses structures disposent d’une offre de formation continue :
universités, organismes publics, organismes privés, fédérations
professionnelles, etc. Elles
proposent des formations diplômantes (acquisition d’un diplôme) ou
qualifiantes (mise à niveau, acquisition de connaissances). Certains diplômes
(brevet professionnel, CQP) sont d’ailleurs uniquement accessibles en
formation continue. Le Dicoguide
de la formation recense l’offre de formation publique et privée dans plus
de 400 domaines, tous métiers et fonctions confondus. Cet ouvrage de
référence peut être consulté dans la plupart des CRIJ, missions locales,
Anpe... Les
GRETA Des
préparations aux BTS peuvent être suivies dans des lycées ou collèges
regroupés au sein des GRETA (groupements d’établissements pour la formation
continue). Pour
obtenir leurs coordonnées, adressez-vous à la DAFCO (délégation académique à
la formation continue) au rectorat de votre académie. Les CCI Les
chambres de commerce et d’industrie gèrent des centres de formation continue. L’ICH L’Institut
d’études économiques et juridiques appliquées à la construction et à
l’habitation, dépendant du CNAM, délivre un diplôme très apprécié qui permet
d’obtenir la carte professionnelle d’agent immobilier et d’administrateur de
biens. Il existe 3 options : vente et gestion d’immeubles ; promotion
et construction ; expertise et estimation |
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