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La formation professionnelle à l’activité de syndic

 

Note JPM 26/12/2014 : Nous faisons figurer au pied de l’étude les liens vers les institutions de formation qui se manifestent depuis la rentrée de 2014

 

Le titre de cette étude est trompeur !

Nous présentons en premier lieu un tableau des formations aux métiers de l’immobilier tel qu’il apparaît dans la documentation fournie par le Centre d’information et de documentation pour le jeunesse (CIDJ). La brochure du CIDJ demeure un document précieux pour les jeunes qui souhaitent se diriger cers les professions immobilières. On y trouve en particulier un carnet d’adresses très complet. Elle peut être téléchargée à partir du site du CIDJ :

http://www.cidj.com/

 

La plupart des formations présentées sont globales. On le comprend aisément puisque, s’agissant des activités relevant du régime réglementaire de la loi Hoguet, les dispositions de ce régime s’appliquent indistinctement aux activités de gestion (locative ou copropriété) et d’entremise.

On doit considérer que le niveau des connaissances requises pour exercer la profession d’administrateur de biens immobiliers et syndic de copropriétés est comparable à celui exigé pour l’exercice de la profession d’avocat, mutatis mutandis.

Ces activités exigent de solides connaissances juridiques, et la capacité d’en suivre l’évolution qui est constante depuis un demi-siècle. L’administrateur de biens doit en outre avoir des connaissances aussi solides dans les domaines les plus divers : technique, comptable, informatique. Il faut y ajouter des qualités humaines pour la gestion de situations souvent conflictuelles et la tenue des assemblées générales, si l’on s’en tient à la gestion des copropriétés.

En l’état, la formation de base la plus adaptée demeure celle offerte par l’Institut d’études économiques et juridiques appliquées à la construction et à l’habitation (ICH), retenue comme modèle dès 1972.

D’autres institutions de formation ont adopté le mécanisme des modules qui permet de faire le choix, parmi des cours destinés à toutes les professions immobilières, des matières propres à la formation de syndics de qualité.

 

On ne saurait omettre les formations « maison », qui ont été créées depuis quelques années par des cabinets ou groupes importants. On leur a reproché d’emblée de former des collaborateurs « maison » qui se trouvaient fort dépourvus quand il quittaient l’employeur formateur pour se présenter chez l’un de ses concurrents.

C’est sans doute ce qui a conduit plusieurs administrateurs de biens importants (Foncia, Citya, Immo de France, Sagefrance, Sergic, Loiselet et Daigremont, avec le goupe ESC de Pau) a créer l’Institut international de l’Immobilier et deux formations spécifiques :

Un Bachelor « métiers de l’immobilier » à partir de Bac + 4

Un Master « administration de biens » à partir de Bac + 4/5

Ces formations ont pour objet de compléter la formation de personnes disposant d’un diplôme de haut niveau, - HEC par exemple -, par une spécialisation dont le décret du 20 juillet 1972 n’a pas explicité l’absolue nécessité.

 

I.          les métiers

 

Assistant administratif en immobilier

Les missions de l’assistant administratif en immobilier sont très diverses et fonction de la structure qui l’emploie (syndic de copropriété ou cabinet d’administration de biens) : gestion et suivi des contrats de location, comptabilité.

Formation : CQP assistant administratif et commercial.

 

Syndic de copropriété

Un syndic gère un immeuble ou un groupe d’immeubles dont il est responsable devant les résidents (animation de réunions de copropriété). Il s’occupe également de l’administration des affaires courantes et de la préservation du patrimoine collectif.

Il réalise, pour le compte des copropriétaires, des prestations de service dans le respect du contrat établi et des règles législatives en vigueur.

Le syndic peut travailler pour son propre compte ou pour un cabinet. Lorsqu’il est salarié, sa rémunération varie en fonction de l’importance du cabinet qui l’emploie.

S’il est à son compte, elle est fixée et débattue lors de l’assemblée générale qui le désigne.

Formation : BTS professions immobilières ; formation universitaire en droit ou gestion + expérience professionnelle ; master professionnel immobilier ; diplôme de l’ESPI ou de l’ICH.

 

Administrateur de biens immobiliers

L’administrateur de biens gère des biens immobiliers locatifs (habitation, locaux commerciaux…) pour le compte de particuliers, de compagnies d’assurances, de sociétés foncières… Ses activités sont techniques (prévision des travaux, maintenance), juridiques et commerciales (recherche de prestataires, sélection des locataires, établissement des baux), financières (perception des loyers, comptabilité) et administratives (suivi de l’occupation).

L’administrateur de biens touche des honoraires négociables calculés en pourcentage sur les sommes encaissées.

Autres appellations : gestionnaire locatif, chargé de gestion immobilière, responsable du service gérance, responsable de la gestion locative, principal de copropriété, directeur immobilier ou responsable de gestion de patrimoine immobilier.

Formation : BTS professions immobilières ; DEUST spécialité administrateur de biens/droit immobilier/professions immobilières ; licence professionnelle ; master professionnel ; diplôme de l’ICH, de l’ESPI ou de l’INSIM (Institut national supérieur de l’immobilier).

 

II.         formations initiales jusqu’à BAC + 5

La tendance est à la professionnalisation du secteur. Si l’apprentissage « sur le tas » est encore répandu, les recruteurs apprécient de plus en plus les titulaires d’un diplôme spécialisé. Le niveau bac + 2 (BTS ou DUT) est donc un minimum pour travailler dans le secteur, notamment dans les fonctions de commercialisation et de gestion. Les formations immobilières dispensées dans le cadre universitaire ne sont pas nombreuses, mais très pointues.

A.        Les BTS

Créé à la demande des professionnels du secteur, le BTS (brevet de technicien supérieur) professions immobilières forme des techniciens chargés de négocier et gérer les biens immobiliers. Il recrute essentiellement des bacs STG et ES. Au programme: langue, économie générale et d’entreprise, droit général et de l’immobilier, techniques de l’immobilier, techniques du bâtiment. Les diplômés trouvent des débouchés dans la gestion du logement social, les agences immobilières, les cabinets d’administration (gestion du parc immobilier des entreprises) ou les syndicats de copropriété comme gestionnaire locatif, agent immobilier, négociateur immobilier.

Le BTS NRC (négociation et relation client) forme aux techniques commerciales : gestion des clientèles, relation client, management de l’équipe commerciale, gestion de projets.

Le BTS MUC (management des unités commerciales) est centré sur la fonction commerciale d’accueil, la distribution et la vente de services. Il se prépare dans de nombreux établissements.

B.        Les DUT

Le DUT (diplôme universitaire de technologie) carrières juridiques, accessible après un bac STG ou ES, peut déboucher dans le secteur de l’immobilier (agent immobilier, gestionnaire locatif, gestionnaire de copropriété…), à condition d’y avoir effectué des stages. Au programme : droit civil, public, commercial et social, comptabilité-gestion, économie-fiscalité, langues vivantes.

Le DUT carrières sociales option gestion urbaine forme des techniciens supérieurs de la ville et du développement urbain, capables de diagnostic ou d’expertise, de conduite et de suivi de coordination des projets, d’évaluation des dispositifs ou des projets mis en oeuvre. Au programme : droit social et enseignements spécifiques à la gestion urbaine.

Le DUT génie civil option bâtiment forme des collaborateurs polyvalents participant à la responsabilité de l’étude et de l’exécution des travaux en génie civil: dans un bureau d’études, ils secondent les ingénieurs; dans les laboratoires d’essai ou de recherche, ils sont chargés de l’organisation, de l’exécution et du dépouillement des programmes d’expériences; sur le chantier, ils sont en charge de l’exécution, du suivi, de la gestion des opérations, à des degrés différents selon le type de chantier.

C.        Les DEUST

Le DEUST (diplôme d’études universitaires scientifiques et techniques), propre à chaque université, est en perte de vitesse. Il n’existe plus que 3 DEUST dans le domaine immobilier : DEUST professions immobilières à Limoges et Toulon, DEUST administrateur de biens à Lyon 3, DEUST maintenance hôtelière, hospitalière et immobilière à Angers.

 

D.        MASTÈRES SPÉCIALISÉS

Le mastère spécialisé n’est pas un diplôme, mais un label. Il est attribué à des formations spécifiques post-diplôme organisées par certaines écoles d’ingénieurs ou de commerce.

Le mastère se prépare en 1 an minimum après un niveau bac + 5 (diplôme d’ingénieur, master de recherche, master professionnel).

www.cge.asso.fr/cadre_accreditations.html

 

III.        formations en ALTERNANCE

Pour les jeunes entre 16 et 25 ans, la plupart des diplômes peuvent se préparer en alternance via un contrat d’apprentissage ou un contrat de professionnalisation.

Ces contrats permettent de suivre une formation tout en travaillant, à condition d’avoir signé un contrat de travail avec un employeur.

Cf. dossier Actuel-Cidj Alternance et apprentissage n° 1.42.

 

A.        Les DU

Destinés à répondre à des besoins locaux, les DU (diplômes d’université) sont des diplômes propres aux universités et non reconnus au niveau national. Dans l’immobilier, il en existe quelques-uns, de bac + 2 à bac + 5.

B.        Les licences professionnelles

Permettant de s’insérer rapidement dans la vie active, les licences professionnelles ont été créées au sein des universités ou des lycées en partenariat avec les entreprises locales. Destinées aux titulaires d’un bac + 2 (L2, DEUST, BTS, DUT), elles proposent une spécialisation (gestion de patrimoine, clientèle professionnelle, etc.) en 1 an.

On compte une quinzaine de licences pro, généralistes (métiers de l’immobilier à Aix-Marseille 3, Évry ou Limoges…), centrées sur le droit ou la gestion immobilière (Brest, Grenoble 2, Lille 2, Lyon 3…) ou sur un secteur particulier comme le logement social (Clermont-Ferrand 1, Bourgogne…).

C.        Les masters professionnels

Les masters professionnels permettent de s’insérer rapidement dans la vie active et d’évoluer vers des postes d’encadrement. Il existe plus d’une vingtaine d’intitulés de masters spécifiques au domaine de l’immobilier.

La plupart sont à orientation juridique, parmi lesquels le master droit de l’entreprise, spécialité droit de la construction et de l’aménagement urbain à l’université Paris-Sud, et le master droit, administration, mention droit interne et international des affaires spécialité activités notariales, immobilières et de gestion du patrimoine à l’université de Bourgogne.

 

IV.       Les écoles de l’immobilier

L’immobilier s’apprend aussi dans les écoles de commerce ou dans des écoles spécifiquement dédiées à ce secteur. Les écoles de commerce offrent d’excellentes formations dans le domaine de la gestion-finance, du marketing… Cf. dossier Actuel-Cidj

Les métiers du commerce et de la gestion: écoles et université n° 2.332.

Les questions et les techniques propres à l’immobilier sont, quant à elles, spécialement traitées au sein de quelques établissements, la plupart privés.

Plusieurs établissements privés proposent des cursus spécifiques, débouchant sur la promotion, la transaction, la gestion et le conseil immobilier.

 

A.        ESPI (École supérieure des professions immobilières)

Implantée à Paris et à Nantes, l’ESPI propose une formation en 4 ans débouchant sur un certificat d’études supérieures spécialisées. L’admission en 1re année se fait après le bac (sur dossier et entretien) ou en 3e année après une licence complète de droit ou de sciences économiques. Au programme: droit, finance et fiscalité, gestion.

L’ESPI prépare aussi, en 1 an, à un master en immobilier, accessible avec un M1 en droit ou en sciences économiques. Il débouche sur des postes de consultant en immobilier d’entreprise, gestionnaire d’actifs ou expert immobilier.

www.espi.asso.fr

 

B.        ICH (Institut d’études économiques et juridiques appliquées à la construction et à l’habitation)

Rattaché au CNAM (Conservatoire national des Arts et Métiers), l’ICH délivre un diplôme très apprécié, de niveau bac + 4/+ 5, débouchant sur les métiers de la construction et de l’immobilier. L’admission se fait après le bac (ou en formation continue, après 3 ans d’expérience professionnelle). Le diplôme est délivré après validation de 9 UV (400 􀁠 par UV environ), sans limitation dans le temps.

L’ICH délivre aussi un certificat d’études juridiques immobilières qui repose sur 4 UV. Il existe 16 instituts associés. www.ichplus.com

 

C.        INSIM (Institut national supérieur de l’immobilier)

Fondé par la CCI de Toulouse, en partenariat avec des organismes professionnels, l’INSIM propose une formation en 3 ans (dont 11 mois de stages), débouchant sur un diplôme de niveau bac + 2 d’attaché commercial chargé d’affaires et de gestion en immobilier.

L’admission se fait après entretien individuel et test de personnalité, après le bac (1re année), après une licence en droit ou économie (2e année) ou après un bac + 5 (3e année). Il est aussi possible d’intégrer la 2e ou la 3e année après le BTS professions immobilières.

www.insim-toulouse.fr

 

D.        EFAB (École française des administrateurs de biens)

L’EFAB, établissement privé, est répartie sur 3 centres de formation : Lille, Lyon et Paris. Elle propose plusieurs formations initiales ou en alternance : BP, BTS professions immobilières, CQP, sans oublier un récent diplôme d’économiste de l’immobilier qui débouche sur des postes d’encadrement accessible après un bac + 3 (droit, économie, architecture, génie civil…). La formation débouche sur un diplôme à bac + 5.

 www.sciences-u-france.com

 

E.        IMSI (Institut du management des services immobiliers)

Créé par les professionnels de l’immobilier, l’IMSI propose un diplôme professionnel (gestion et transaction immobilières). L’admission se fait sur dossier et entretien avec un M1 en gestion, économie, droit, comptabilité ou un diplôme d’école de commerce. La formation, qui dure 9 mois, se compose d’un enseignement théorique et d’un long stage au sein d’une entreprise partenaire.

www.imsi-formation.com

 

V.        Les écoles consulaires

Certaines CCI proposent aussi des formations en immobilier, dont le niveau, la durée, le contenu et le prix varient.

A.        EPC (École pratique de commerce)

L’EPC est rattachée à la CCI de Marseille. Elle propose une formation en 1 an débouchant sur les métiers de négociateur immobilier, de chargé d’affaires ou de gestionnaire de copropriété. La formation de cette école est validée par un diplôme de niveau bac + 2. La sélection, sur dossier et entretien, se fait après un bac + 2 ou 3 ans d’expérience professionnelle. Elle prépare également au BTS professions immobilières en contrat de professionnalisation. www.groupe-ecolepratique.com

 

B.        IFICOM (Institut de formation commerciale)

Dépendant de la CCI de Rennes, l’IFICOM délivre un CQP négociateur en immobilier en alternance, en 14 mois. Accessible avec un bac + 2, l’admission se fait sur dossier et entretien. www.fac-metiers.fr

 

C.        IFSA (Institut de formation supérieure en alternance)

L’IFSA, rattaché à la CCI de Limoges, propose un diplôme de négociateur gestionnaire immobilier en alternance, accessible après un bac + 2. La formation s’effectue en 17 mois. www.limoges.cci.fr

 

D.        IFV (Institut des forces de vente)

Rattaché à la CCI de Strasbourg, l’IFV délivre un CQP de niveau bac intitulé « négociateur immobilier ». La formation, en 1 an (dont 1200 h en entreprise), est accessible sur dossier, test et entretien. www.pole-formation-cci.org

 

VI.       Formation continue

Un droit accessible à tous

La formation continue permet d’acquérir de nouvelles compétences, d’obtenir un diplôme, de se perfectionner. Elle s’adresse à tous les adultes, jeunes et moins jeunes, sortis du système scolaire et se concrétise dans le cadre de différents dispositifs.

Les organismes

De très nombreuses structures disposent d’une offre de formation continue : universités, organismes publics, organismes privés, fédérations professionnelles, etc.

Elles proposent des formations diplômantes (acquisition d’un diplôme) ou qualifiantes (mise à niveau, acquisition de connaissances). Certains diplômes (brevet professionnel, CQP) sont d’ailleurs uniquement accessibles en formation continue.

Le Dicoguide de la formation recense l’offre de formation publique et privée dans plus de 400 domaines, tous métiers et fonctions confondus. Cet ouvrage de référence peut être consulté dans la plupart des CRIJ, missions locales, Anpe...

 

Les GRETA

Des préparations aux BTS peuvent être suivies dans des lycées ou collèges regroupés au sein des GRETA (groupements d’établissements pour la formation continue).

Pour obtenir leurs coordonnées, adressez-vous à la DAFCO (délégation académique à la formation continue) au rectorat de votre académie.

Les CCI

Les chambres de commerce et d’industrie gèrent des centres de formation continue.

L’ICH

L’Institut d’études économiques et juridiques appliquées à la construction et à l’habitation, dépendant du CNAM, délivre un diplôme très apprécié qui permet d’obtenir la carte professionnelle d’agent immobilier et d’administrateur de biens.

Il existe 3 options : vente et gestion d’immeubles ; promotion et construction ; expertise et estimation

 

 

 

Formation :         Institut d'études économiques et juridiques appliquées à l'immobilier, la construction et l'habitat  (ICH – CNAM)

L’ICH (institut d’études économiques et juridiques appliquées à l’immobilier, la construction et l’habitat) a été créé en 1960 à l’initiative des principales professions immobilières, par le professeur Georges Liet-Veaux. Il est une composante pédagogique du Conservatoire national des Arts et Métiers (CNAM) Le diplôme de l’ICH a été reconnu d’emblée par le décret Hoguet du 20 juillet 1972 comme justifiant l’attribution de la carte professionnelle. Voir le site de l’ICH

Formation :       Institut international de l’immobilier

Campus de l’École supérieure de commerce de Pau, 95 rue Falguière Paris 15. L’institut assure les formations traditionnelles en partenariat avec des professionnels reconnus : Immo de France, Foncia, Sergic, Loiselet et Daigremont. Voir la plaquette

Formation :        Ecole supérieure des professions immobilières (ESPI)

L’École Supérieure des Professions immobilières décroche pour son Bachelor Gestionnaire d’Affaires Immobilières, la 1ère  place au Classement SMBG des Meilleures Licences, Bachelors et Grandes Écoles.. Voir le classement complet.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Mise à jour

25/12/2014