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CHARTE

 

Ne sont autorisées que
 1) les reproductions et copies réservées à l’usage privé, non commercial du copiste à l’exclusion de toute utilisation collective

2) les analyses et courtes citations dans un but d’exemple et d’illustration

3) l’insertion d’extraits dans un ouvrage de formation

associées, pour 2) et 3) à la citation du site

 

 

 

 

2 / 2.1.2.1

Syndic : l’aptitude professionnelle

 

 

Dans l’attente de la publication des décrets d’application de la loi ALUR du 24 mars 2014, nous avons reproduit les articles 3, 3-1, 4 et 13-1 de la loi Hoguet du 2 janvier 1970.

Les dispositions relatives à la formation continue seront étudiées dans la même étude.

Nous avons maintenu les dispositions du décret Hoguet du 20 juillet 1972

 

Article 3

·          Modifié par LOI n° 2014-366 du 24 mars 2014 - art. 24 (V)

Les activités visées à l’article 1er ne peuvent être exercées que par les personnes physiques ou morales titulaires d’une carte professionnelle, délivrée, pour une durée et selon des modalités fixées par décret en Conseil d’Etat, par le président de la chambre de commerce et d’industrie territoriale ou par le président de la chambre de commerce et d’industrie départementale d’Ile-de-France, précisant celles des opérations qu’elles peuvent accomplir. Lorsque le président de la chambre de commerce et d’industrie territoriale ou de la chambre départementale d’Ile-de-France exerce une activité mentionnée à l’article 1er, la carte est délivrée par le vice-président, dans des conditions fixées par décret en Conseil d’Etat (1).

L’assemblée des chambres françaises de commerce et d’industrie établit et tient à jour un fichier des personnes titulaires de la carte professionnelle, selon des modalités définies par décret.

Cette carte ne peut être délivrée qu’aux personnes physiques qui satisfont aux conditions suivantes :

1° Justifier de leur aptitude professionnelle ;

 

 

 

Article 3-1

·          Créé par LOI n° 2014-366 du 24 mars 2014 - art. 24 (V)

Les personnes mentionnées à l’article 1er, au dernier alinéa de l’article 3 et à l’article 4 sont, à l’exception de celles mentionnées à l’article 8-1, soumises à une obligation de formation continue. Leur carte professionnelle ne peut être renouvelée si elles ne justifient pas avoir rempli cette obligation.

Un décret détermine la nature et la durée des activités susceptibles d’être validées au titre de l’obligation de formation continue, les modalités selon lesquelles elle s’accomplit, celles de son contrôle et celles de sa justification en cas de renouvellement de la carte professionnelle.

 

 

 

Article 4

·          Modifié par LOI n°2014-366 du 24 mars 2014 - art. 24 (V)

 

Toute personne habilitée par un titulaire de la carte professionnelle à négocier, s’entremettre ou s’engager pour le compte de ce dernier justifie d’une compétence professionnelle, de sa qualité et de l’étendue de ses pouvoirs dans les conditions fixées par décret en Conseil d’Etat. Les dispositions du titre II de la présente loi lui sont applicables.

 

 

 

Article 13-1

·          Créé par LOI n°2014-366 du 24 mars 2014 - art. 24 (V)

 

Il est créé un Conseil national de la transaction et de la gestion immobilières dont la mission est de veiller au maintien et à la promotion des principes de moralité, de probité et de compétence nécessaires au bon accomplissement des activités mentionnées à l’article 1er par les personnes mentionnées au même article 1er.

Le conseil propose au garde des sceaux, ministre de la justice, et aux ministres chargés de la consommation et du logement :

 

1° Les règles constituant le code de déontologie applicable aux personnes mentionnées à l’article 1er, dont le contenu est fixé par décret ;

 

2° La nature de l’obligation d’aptitude professionnelle définie au 1° de l’article 3 ;

 

3° La nature de l’obligation de compétence professionnelle définie à l’article 4 ;

 

4° La nature et les modalités selon lesquelles s’accomplit la formation continue mentionnée à l’article 3-1 ;

 

Il est assez surprenant de confier au CNTGI les missions figurant en  2°, 3° et 4° ! Ils auront besoin de consulter largement pour recueillir des avis qui seront sans doute divergents.

 

 

Décret Hoguet du 20 juillet 1972

 

 

Article 3

 

La demande [de délivrance de la carte professionnelle] est accompagnée :

 

1° De la justification qu’il est satisfait par le ou les demandeurs aux conditions d’aptitude professionnelle spécifiées au chapitre II ;

 

 

 

Chapitre II : L’aptitude professionnelle

 

Section I : Aptitude professionnelle acquise en France.

 

 

Article 11

 

Sont regardées comme justifiant de l’aptitude professionnelle requise pour obtenir la carte professionnelle prévue à l’article 1er les personnes qui produisent :

 

1° Soit un diplôme délivré par l’Etat ou au nom de l’Etat, d’un niveau égal ou supérieur à trois années d’études supérieures après le baccalauréat et sanctionnant des études juridiques, économiques ou commerciales ;

 

2° Soit un diplôme ou un titre inscrit au répertoire national des certifications professionnelles d’un niveau équivalent (niveau II) et sanctionnant des études de même nature ;

 

3° Soit le brevet de technicien supérieur professions immobilières ;

 

4° Soit un diplôme de l’institut d’études économiques et juridiques appliquées à la construction et à l’habitation.

 

Article 12

 

Sont regardées comme justifiant de l’aptitude professionnelle requise pour obtenir la carte professionnelle prévue à l’article 1er les personnes qui remplissent cumulativement les conditions suivantes :

 

Etre titulaire soit d’un baccalauréat, soit d’un diplôme ou d’un titre inscrit au répertoire national des certifications professionnelles d’un niveau équivalent (niveau IV) et sanctionnant des études juridiques, économiques ou commerciales ;

 

2° Avoir occupé pendant au moins trois ans un emploi subordonné se rattachant à une activité mentionnée à l’article 1er de la loi du 2 janvier 1970 susvisée et correspondant à la mention demandée.

 

 

Article 14

 

Sont regardées comme justifiant de l’aptitude professionnelle requise pour obtenir la carte prévue à l’article 1er les personnes qui ont occupé l’un des emplois mentionnés au 2° de l’article 12 pendant au moins dix ans. Cette durée est réduite à quatre ans s’il s’agit d’un emploi de cadre au titre duquel le demandeur était affilié comme tel auprès d’une institution de retraite complémentaire ou d’un emploi public de catégorie A ou de niveau équivalent.

 

Article 15

 

Les durées d’occupation mentionnées aux articles 12 et 14 s’entendent d’un emploi à temps complet ou de l’équivalent en temps complet d’un emploi à temps partiel, que cette occupation ait été continue ou non.

 

Article 16

 

Les personnes qui, sans être titulaires de la carte professionnelle, assument la direction de l’entreprise, telles que les gérants, mandataires ou salariés, ou celle d’un établissement, d’une succursale, d’une agence ou d’un bureau, ont à justifier de leur aptitude professionnelle dans les conditions prévues à l’article 11 ou dans celles prévues aux articles 12 et 14, avec un temps d’activité réduit de moitié.

 

Section II :

 

Aptitude professionnelle acquise dans un autre Etat membre de la Communauté européenne ou partie à l’accord sur l’Espace économique européen.

 

Article 16-1

 

Peuvent obtenir la carte professionnelle prévue à l’article 1er, sans remplir les conditions fixées par la section I du présent chapitre, les ressortissants d’un Etat membre de la Communauté européenne ou partie à l’accord sur l’Espace économique européen qui ont suivi avec succès un cycle d’études d’une durée minimale de trois ans ou d’une durée équivalente à temps partiel dans une université ou un établissement d’enseignement supérieur ou dans un autre établissement de même niveau de formation d’un Etat membre ou partie, ainsi que, le cas échéant, la formation professionnelle requise en plus de ce cyle d’études, et qui justifient :

 

1° De diplômes, certificats ou autres titres permettant l’exercice à titre professionnel des activités mentionnées à l’article 1er de la loi du 2 janvier 1970 susvisée dans l’Etat membre ou partie d’origine ou de provenance délivrés :

 

a) Soit par l’autorité compétente de cet Etat et sanctionnant une formation acquise de façon prépondérante dans l’Espace économique européen ;

 

b) Soit par un pays tiers, à condition que soit fournie une attestation émanant de l’autorité compétente de l’Etat membre ou partie qui a reconnu les diplômes, certificats ou autres titres certifiant que leur titulaire a exercé dans cet Etat à titre professionnel les activités mentionnées à l’article 1er de la loi du 2 janvier 1970 susvisée pendant une durée de trois ans au moins ;

 

2° Ou de l’exercice à plein temps des mêmes activités pendant deux ans au moins au cours des dix années précédentes dans un Etat membre ou partie d’origine ou de provenance qui ne réglemente pas l’accès ou l’exercice de cette profession, à condition que cet exercice soit attesté par l’autorité compétente de cet Etat membre.

 

Toutefois, les deux ans d’expérience professionnelle mentionnés à l’alinéa précédent ne peuvent pas être exigés lorsque le ou les titres de formation détenus par le demandeur sanctionnent une formation réglementée permettant l’exercice des activités mentionnées à l’article 1er de la loi du 2 janvier 1970 susvisée.

 

 

Article 16-2

 

Peuvent obtenir la carte professionnelle prévue à l’article 1er, sans remplir les conditions fixées par la section I du présent chapitre, les ressortissants d’un Etat membre de la Communauté européenne ou partie à l’accord sur l’Espace économique européen qui justifient :

 

1° Soit être titulaires de diplômes, certificats ou autres titres délivrés par l’Etat membre ou partie d’origine ou de provenance et sanctionnant des études juridiques, économiques ou commerciales d’une durée minimale de trois ans après obtention d’un diplôme sanctionnant la fin des études secondaires et donnant accès à l’enseignement supérieur ;

 

2° Soit être titulaires de diplômes, certificats ou autres titres délivrés par l’Etat membre ou partie d’origine ou de provenance et équivalents à un diplôme universitaire de technologie ou à un brevet de technicien supérieur spécialisés en matière immobilière délivrés par l’Etat français ou d’un diplôme équivalent au diplôme mentionné au dernier alinéa de l’article 11 ;

 

3° Soit être titulaires d’un diplôme sanctionnant la fin des études secondaires et donnant accès à l’enseignement supérieur délivré par l’Etat membre ou partie d’origine ou de provenance et avoir occupé pendant trois ans au moins, dans un Etat membre ou partie ou en France, dans les conditions prévues à l’article 15 du présent décret, un emploi subordonné se rattachant à une activité mentionnée à l’article 1er de la loi du 2 janvier 1970 susvisée ;

 

4° Soit avoir occupé pendant au moins dix ans un emploi subordonné se rattachant à une activité mentionnée à l’article 1er de la loi du 2 janvier 1970. Cette durée est réduite à quatre ans s’il s’agit d’un emploi de cadre.

 

 

Article 16-3

 

Une connaissance suffisante de la langue française est requise du demandeur. Elle est vérifiée dans les conditions fixées par un arrêté conjoint du garde des sceaux, ministre de la justice, et du ministre de l’éducation nationale.

 

 

Article 16-4

 

Lorsque la formation du demandeur porte sur des matières substantiellement différentes de celles couvertes par les diplômes requis des nationaux ou lorsqu’une ou plusieurs des activités professionnelles mentionnées à l’article 1er de la loi du 2 janvier 1970 susvisée ne sont pas réglementées dans l’Etat membre d’origine ou de provenance du demandeur ou sont réglementées de manière différente, le préfet peut exiger que l’intéressé choisisse soit de se soumettre à une épreuve d’aptitude, soit d’accomplir un stage d’adaptation dont la durée ne peut excéder trois ans.

 

 

L’arrêté prévu par l’article 16-3 fixe le programme et les modalités de l’épreuve d’aptitude, notamment les modalités de désignation du jury. Il fixe également les conditions d’organisation du stage d’adaptation, qui doit être effectué chez un professionnel titulaire d’une carte professionnelle de la catégorie sollicitée depuis au moins cinq ans et inscrit sur une liste établie par cet arrêté.

 

 

Article 16-5

 

 

Les personnes se prévalant d’une aptitude professionnelle acquise dans les conditions prévues par la présente section adressent leur demande de carte professionnelle au préfet. Cette demande est accompagnée d’un dossier dont la composition est fixée par l’arrêté mentionné à l’article 16-3. Il en est délivré récépissé à la réception du dossier complet.

 

La décision motivée du préfet intervient au plus tard deux mois après la date du récépissé.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Mise à jour

22/08/2014