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La DGCCRF et l’entretien des portes automatiques de garages

 

 

La DGCCRF donne connaissance des résultats d’une enquête effectuée dans 73 entreprises du secteur de la maintenance des portes automatiques de garages réparties dans 11 départements. Ces entreprises détiennent des contrats d’entretien concernant des maisons individuelles et des immeubles en mono ou copropriété.

Nous rappelons que l’article R 125-5 du code de la construction et de l’habitation dispose que les propriétaires de bâtiments équipés de portes automatiques de garage sont tenus de les faire entretenir et vérifier périodiquement aux termes de contrats écrits. L’arrêté du 12 novembre 1990 détaille les opérations d’entretien et de vérification nécessaires et leur périodicité.

L’objet de l’enquête était de vérifier que les contrats d’entretien des portes automatiques de garage :

- respectaient la réglementation,

- qu’ils ne contenaient pas de clauses abusives

- que l’information du consommateur relative aux prestations fournies était correctement assurée.

 

La constatation principale est que l’obligation de faire assurer l’entretien d’une porte automatique de garage n’est pas respectée convenablement. Les particuliers, syndics de copropriété et propriétaires d’immeubles sont fréquemment en faute à cet égard. Les contrats ne sont pas systématiquement proposés aux particuliers. Quant aux contrats signés, ils ne sont pas toujours conformes à la réglementation sur la portée et la fréquence de l’entretien.

Deux types de clauses abusives subsistent encore dans de nombreux contrats. Elles concernent les règles légales de compétence territoriale ou d’attribution des juridictions et les formules de révision de prix.

Par ailleurs, certains professionnels ignorent les dispositions de l’article L 136-1 du code de la consommation en matière d’information du consommateur qui prévoient : « le professionnel prestataire de services informe le consommateur par écrit, au plus tôt trois mois et au plus tard un mois avant le terme de la période autorisant le rejet de la reconduction, de la possibilité de ne pas reconduire le contrat qu'il a conclu avec une clause de reconduction tacite ».

Enfin, les enquêteurs ont également constaté quelques manquements aux règles relatives à la publicité des prix et à l’affichage de la liste des prestations de dépannage dans les locaux d’accueil du public.

 

On constate une fois de plus que les fautes relativement vénielles des entrepreneurs ont les honneurs de la presse mais que rien n’est fait pour ce qui est des défaillances des propriétaires.

 

 

 

 

 

 

 

 

Mise à jour

09/06/2008